Législatives 2025 à Attecoube : Une « lionne » se dresse devant les dinosaures, le scrutin s’annonce serré 

À Attecoube, commune du district d’Abidjan, la bataille pour les législatives promet d’être rude. Aux côtés des candidats déclarés des grandes formations politiques, « une lionne » se dresse pour faire entendre sa voix de femme et surtout de défenseure des droits du peuple Atchan. Pour sa quatrième candidature à la députation de sa commune d’origine, Annick Pety Koutouan épouse Zago, évoque sans ambages ses ambitions pour les populations de la circonscription d’Attecoube. 

Après 2011, 2016 et 2021, Annick Pety Koutouan, conseillère municipale à la mairie d’Attecoube, se lance pour une quatrième fois à l’assaut du siège législatif de sa circonscription électorale. Originaire du village d’Attecoube, cette femme autochtone de l’ethnie Atchan, est une expérimentée des luttes politiques et sociales.

Dans un entretien qu’elle nous accordait ce Jeudi 27 Novembre, la Présidente du parti centriste Union Nouvelle pour la Côte d’Ivoire (UNCI), affectueusement appelée « La lionne » pour son sens élevé de l’engagement citoyen, se définit avant tout comme « une femme très engagée qui aime lutter contre les injustices, pour les droits des hommes, des femmes, des jeunes ». Une posture qui justifie selon elle, sa volonté de participer à ce scrutin législatif.

 

Deux raisons fondamentales motivent son choix à bousculer les rangs dans une compétition où elle refuse de courber l’échine devant les poids lourds de la scène politique locale. Tout d’abord, « la reconnaissance pour les droits des autochtones ». Elle explique : « La reconnaissance pour les droits des autochtones Atchans me tient particulièrement à cœur. Aujourd’hui en Côte d’Ivoire, du fait du développement, les droits des autochtones sont bafoués. On assiste à des expropriations sans indemnisation tel que le cas dramatique du village de Bidjan Djemin à Adjame ».

 

« Le développement sans contrepartie, je ne suis pas d’accord », renchérit-t-elle. D’ailleurs, pour Annick Pety Koutouan, « Les droits des autochtones, ce n’est pas seulement pour les Atchans. C’est pour tous les peuples des grandes villes ». « Demain », tente-t-elle d’expliquer, « ça peut même toucher le nord ».

Autre raison de cet engagement dans la course à la députation, « le plafonnement des dépenses pendant les périodes électorales ». Pour elle, « C’est très important de mettre le doigt là-dessus pour dire que dans la nouvelle Côte d’Ivoire que nous voulons, il y’a un montant à ne pas dépasser lors des campagnes électorales ».

 

Dans le cadre de sa campagne, la présidente de UNCI multiplie les rencontres avec les groupements associatifs de sa circonscription. Chaque rencontre est pour elle, une occasion à saisir pour faire passer son message à des populations pour qui elle est loin d’être une figure inconnue. Elle est donc en territoire conquis.

Une chance indéniable pour arracher la majorité dans les urnes au soir du 27 Décembre 2025.

Raoul Mobio

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