Ce qui se passe au Burkina et d’ailleurs dans tous les autres pays tenus en otages dans l’AES, impose une réaction rien que morale de la communauté internationale.

Des familles de soldats tués au front, restent longtemps sinon indéfiniment sans nouvelles de leurs proches. Le nombre de soldats massacrés par les groupes djihadistes est si élevé, qu’il est difficile pour la junte terroriste d’Ibrahim Traoré, de ne serait-ce qu’avoir le courage, d’en aviser les familles.
Il est par ailleurs interdit pour celles qui sont prises dans l’étreinte de l’attente insupportable, de communiquer sur la tragédie émotionnelle qu’elles endurent. Cela est passible de représailles systématiques.
En 2025, des confrères Burkinabè de passage à Abidjan, nous rapportaient ces propos d’un soldat témoin des ballets réguliers des hélicoptères qui rentrent du front: « Le corbillard (l’hélicoptère) est là ».
Oui, pour ceux dont les corps sont recueillis, c’est encore une chance pour les familles. Que dire des VDP qui disparaissent parfois sans même être identifiés?
Ibrahim Traoré, le satrape de Poutine, pense se cacher. Le peuple Burkinabè est loin d’être habitué à subir sans réagir.
Média Afrique
