Le mensonge prend l’ascenseur, la vérité, l’escalier. Mais elle finit toujours par triompher. Depuis quelques temps, l’approvisionnement de Bamako en produits d’hydrocarbures se déroule dans des conditions assez sereines.

Une situation à laquelle l’on s’attendait après le deal passé entre les Emirats Arabes Unis, le régime de transition et les rebelles djihadistes du JNIM. Cet accord qui avait permis la libération de trois otages Émiratis en échange de la remise en liberté de prisonniers djihadistes détenus dans les prisons Maliennes et du versement d’une rançon de 50 millions de dollars, prévoyait également une temporisation dans les attaques du JNIM contre les convois de camions-citernes en provenance de la Côte d’Ivoire et du Sénégal. L’accalmie facilitant l’entrée de camions-citernes en territoire Malien, la junte fait de la récupération.
Son armée de communicants aliénés, soutenue par les autres activistes de l’AES, multiplie les déclarations tapageuses pour faire croire en une annihilation des groupes djihadistes. Que nenni ! Le délai de grâce semble avoir expiré. Plus de 165 combattants islamistes auraient encore été libérés ce 27 Novembre.
Le prix à payer pour laisser passer le carburant et bomber le torse devant une population victime de son ignorance exacerbée. Dans le dos des Maliens, on négocie, on discute, on s’aligne sur des compromis lourds de conséquences là où on refuse de faire le sacrifice politique qu’il faut pour permettre la libération des soldats captifs des djihadistes.
Dans une récente communication, Nabi Diarra, chef militaire de la filiale d’Al Qaida au Maghreb Islamique (AQMI) promettait une intensification des attaques contre les convois de camions-citernes.
Des menaces qui alertent dans un contexte où l’armée Malienne soutenue par ses supplétifs Russes, continue de reculer sur le terrain.
