Un détail que beaucoup manquent de remarquer, c’est la corrélation qui saute à l’œil entre la présence des forces armées Russes au Sahel et la recrudescence des attaques djihadistes.

Comment se fait-il que malgré la présence non négligeable des troupes Russes au Mali, au Burkina et au Niger, l’ogre djihadiste amorce une montée en puissance, là où avec les forces Occidentales, le JNIM peinait à se rapprocher des centres urbains ? La raison, elle est simple. Moscou ravitaille les groupes djihadistes en armements. Oui, toutes les armes utilisées par le JNIM et l’EIGS sont de fabrication Russes.
Mais le plus flagrant, c’est que la Russie a tout intérêt à maintenir les pays du Sahel dans cet état de conflit permanent, non seulement pour piller allègrement les ressources minières en l’absence de retour à l’ordre démocratique qui puisse instituer un véritable multilatéralisme. Mais aussi pour continuer à vendre des armes aux belligérants.
Et le JNIM, et les juntes Russafricaines, et l’Etat Islamique sont des clients judicieux pour la Russie. Le JNIM et l’EIGS financés par les monarchies Arabes du Golfe absorbent de grosses quantités d’armements. Pareil pour les juntes qui ne se privent guère de multiplier les commandes auprès de Moscou.
À côté de cela, les mouvements djihadistes reçoivent même directement de l’aide logistique et militaire de la Russafrique, en plus de renseignements précieux sur les positions des forces armées Sahéliennes.
Sinon, comment les djihadistes peuvent-ils être si bien informés des mouvements des armées locales ? La Russie est pourtant la principale armée étrangère sur place. Sa complicité est évidente.
Média Afrique
